30 septembre 2009
Une goutte dans l’océan
Cette jeune femme est vraiment mignonne. Un joli visage, un sourire, une silhouette qui détourne l’attention. Je l’ai déjà aperçue plusieurs fois alors qu’elle sortait de sa société, fermée depuis deux mois.
Mais c’est la première fois que je la croise au supermarché. Elle est toujours aussi belle malgré l’absence de maquillage et les cheveux libérés. Elle est accompagnée de ses parents.
Je vois qu’elle a les yeux humides.
Elle tend le bras pour saisir une barquette de jambon. Au moment où elle se retourne pour la déposer dans le Caddie, d’un geste tendre, son père lui prend la main, récupère l’article et le repose pour ensuite en prendre un autre. Ce faisant, je l’entends lui dire « ce n’est pas parce qu’en ce moment nous payons tes courses que tu dois obligatoirement te contenter de prendre les premiers prix ».
Elle se retourne, sa main s’agrippe au chariot. Une larme glisse sur sa joue.
Pour les journaux, la crise c’est des pneus qui brûlent, des manifestations, des PDG en otage, des pancartes, des saccages.
Pour moi, la crise c’est cette larme.
05 juin 2009
Where is Picardie ?
Après s'être attaqué à la réforme des plaques d'immatriculation et avoir manifesté bruyamment pour la sauvegarde de l'identité régionale sur un bête autocollant placé à droite d'un non-moins bête morceau de tôle, nos députés ont pris livraison il y a quelques mois du rapport d'Edouard Balladur sur la réforme des collectivités. Aussitôt enterré (pas Edouard, le rapport !). Et pour cause : cette réforme implique une refonte des découpages électoraux et la disparition d'un nombre de sièges d'élus non négligeable.
Dans ce rapport, il est prévu qu'à terme, le nombre de régions passerait de 22 à 15.
On verrait ainsi la Picardie (entre autres) disparaître de la carte. Or, c'est la région qui m'a vu naître et où vit toujours une partie de ma famille (notez que je n'en suis pas particulièrement fier).
Je ne pouvais laisser passer une telle occasion.
Non pas que la disparition de "ma" région me chagrine tant que ça. En effet, ce n'est qu'un découpage administratif, qui contrairement à ce que disent certains, ne reflète en rien un terroir ou une identité.
Bougez pas, j'argumente. J'ai des exemples.
Le maroilles par exemple, ce fromage puant goûteux, dont les Ch'tis sont si fiers, est originaire de la Thiérache. Une zone géographique située dans le nord de l'Aisne, et donc en Picardie. Pourtant, si je vous mets un gars de la Thiérache et un Ch'timi côte à côte, vous allez avoir du mal à les différencier. Un peu comme des vrais jumeaux. Si on ajoute que ce département est également producteur de Champagne (au sud) comme ses voisins d'Epernay et de Reims, on comprend qu'il existe un grand écart entre les "nordistes" et les "sudistes". Tant au niveau du dialecte que des coutumes alimentaires.
Si je complète en disant que Creil (dans l'Oise) et la baie de Somme (le Crotoy par exemple) font parti de la même région, vous constatez que "l'identité régionale" est pour le moins hétéroclite.
Ce qui me chagrine le plus dans ce projet, c'est que le rattachement prévu pour ces départements est tout aussi artificiel. Autant l'Oise est globalement de culture "parisienne" (au moins jusqu'à Beauvais), autant l'Aisne (dont le rattachement est prévu à la région Champagne-Ardenne) est écartelée entre Paris, Reims et Lille. Alors, quitte à tout démembrer, autant y aller franco et rétablir les affinités naturelles.
Je ne connais pas bien ce qui est prévu pour les autres régions citées dans ce rapport, mais j'imagine que c'est du même acabit.
Et vous, à l'heure où la frontière qui compte est celle de l'Europe, vous tenez tant que ça à celle de votre région ?
Et une petite chanson de circonstance pour illustrer :
13 mai 2009
Hadopi m'a tuer
Vous avez sans doute entendu parler de cet homme licencié par son employeur pour délit d'opinion ? Non ? Sans doute parce que ce n'est pas passé au 20h, et pour cause…
Le monsieur travaille pour une grosse chaîne de télévision privée française (que j'appellerai GCP pour Grosse Chaîne Privée et pour éviter de la confondre avec TF1) et il a eu l'idée d'écrire un courrier à son député - Françoise de P., élue dans une circonscription parisienne.
Un courrier dans lequel il démontrait pourquoi la loi relative à la création artistique et internet (aussi appelé projet Hadopi) était injuste et inadapté. Il faut préciser que le monsieur connaît son rayon puisqu'il est le créateur de la plate-forme internet de la grosse chaîne. Il faut aussi préciser que mail n'était aucunement injurieux ou désobligeant.
Toujours est-il que le député (ou la député, je ne sais pas ce qu'il convient de dire), ne sachant que répondre, fit suivre le mail aux personnes les plus à même d'argumenter et de contredire. Car il fallait contredire, bien évidemment. Il fallait démontrer que la loi pour laquelle elle allait voter était juste et justifiée.
Le mail arriva donc au cabinet de Christine A., ministre de la culture, à l'origine de ce projet de loi.
Et là, on ne sait pour quelle raison, un collaborateur du ministre (ou de la ministre, je ne sais pas ce qu'il convient de dire encore une fois) forwardat (ça par contre, je sais que ce n'est pas français !) le courrier à la GCP.
(rappelons que ce mail était une correspondance privée entre un citoyen et son député).
Ceci valut au monsieur un licenciement sur le champ. Car rappelons que la GCP est aussi éditrice de contenu et associée à l'une des plus grosses " major " depuis des années que dure son academy. Accessoirement, l'actionnaire principal de la GCP est très pote avec le patron du ministre de la culture (mais c'est sans doute un hasard). Rappelons aussi qu'en ce moment, la GCP a les nerfs à fleur de peau. Son action a été divisée par trois en un an, ses audiences sont en constante diminution, ses recettes publicitaires aussi (malgré l'arrêt de la pub sur le service public), elle cherche à réduire ses coûts et peut être aussi ses effectifs.
Dans l'histoire, tout le monde est perdant. Le monsieur n'a plus de job. La député passe pour une délatrice alors qu'a priori, elle n'avait pas de mauvaise intention. Le ministère de la culture se transforme en ministère du contrôle de l'information (le collaborateur-forwardeur a obtenu une mise à pied d'un mois) et la GCP se retrouve en procès pour licenciement abusif.
Et les citoyens ? Ils ont l'impression que " démocratie " et " liberté d'opinion " sont des mots qui appartiennent au vieux français.
Moi qui voulais demander l'installation d'un ralentisseur dans ma rue auprès de mon député-maire, je vais d'abord tenter de savoir si mon patron n'est pas anti-dos-d'âne avant toute action. On ne sait jamais, des fois que mon mail transite par le ministère des transports.
06 octobre 2008
Je prêche pour ma paroisse
Vous avez sans doute entendu parler de cette étude faite par un magazine de défense des consommateurs concernant la hausse des produits alimentaires ?
On s’est donc rendu compte par A + B qu’on se faisait gruger sur toute la ligne (mais on s’en doutait un peu).
L’excuse habituelle pour augmenter les prix (mis à part l’inflation) reposait sur l’augmentation du coût des matières premières (très à la mode depuis 2 ans). Le prix du blé avait augmenté de 40%, on voyait alors le paquet de biscuit grimper de 30% alors qu’il ne contenait que 25% de blé dans sa composition (chercher pas à comprendre, la règle de trois est devenue hors de portée du commun des mortels, même le ministre de l’éducation n’arrive plus à s’en servir) et que la matière première ne représente en fait que 30% du coût final. Calculez au final l’augmentation théorique qu’aurait du subir ce paquet.
J’attends…
Z’êtes pas des rapides en calcul…
Je vais bientôt ramasser les copies…
Il n’aurait du augmenter que de 3,3%, soit 9 fois moins.
Comme cette technique pour augmenter ses bénéfices avait fini par devenir trop voyante et que le pouvoir d’achat avait tendance à devenir tendance, il a fallu trouver autre chose.
Et pas besoin de sortir de la cuisine de Jupiter pour trouver une source d’économie : la matière.
Il existe deux méthodes : la méthode que nous appellerons "grobourrin" qui consiste à faire passer le paquet de biscuit de 330g à 300g ou le yaourt de 125g à 115g sans diminuer le prix (cela fonctionne aussi avec le fromage blanc ou la vinaigrette). C’est fastoche, il suffit juste de faire un nouvel emballage, voire de marquer « nouvelle recette » ou « allégé en sucre » sur l’étiquette et roule ma poule. Par ici les bénefs !
La seconde méthode, que nous appellerons "rusedesiou" consiste à modifier la recette. Là, c’est plus compliqué car il faut en créer une nouvelle avec de nouveaux ingrédients sans que le goût et l’apparence du produit soient modifiés. Ben ouais, il ne faudrait pas que ça se voit. Un des trucs le plus répandu, c’est d’échanger l’huile de tournesol (par exemple) non pas par de l’huile de vidange (comme ça s’est déjà vu) mais par de l’huile de palme. Ça coûte carrément moins cher et ça n’a pas beaucoup d’incidence sur la composition des recettes.
C’est tout bénef, là aussi. Le seul problème, c’est qu’il y a beaucoup de demande (car elle sert aussi d’agro-carburant) et que c’est fabriqué en Indonésie (entre autre). Qu’à cela ne tienne ! On encourage les Indonésiens à déforester un peu plus, à remplacer la culture du manioc, du blé ou du riz par de la palme. Ça se vend bien, ils vont pouvoir s’enrichir et profiter d’un niveau de vie amélioré (c’est ce qu’on leur dit). C’est vrai pour les grands propriétaires. Les autres, triment comme des malades pour faire de l’huile au lieu de produire… ce qui était jusqu’alors leur nourriture de base. Ils doivent donc désormais l’acheter. Mais comme les surfaces de production disponibles se réduisent comme peau de chagrin, que la population mondiale augmente, la demande devient supérieure à l’offre et son coût augmente. Donc, en fait de s’enrichir, la population se dirige vers la famine. Mais ce n’est pas grave, puisqu’en Europe (mais pas seulement), mon plat préparé qui ne coûtait pas cher, n’a pas augmenté depuis des mois (c’est mon supermarché qui me l’a dit, il l’a même imprimé dessus pour me montrer sa bonne foi). Tout le monde est content. Le consommateur garde son pouvoir d’achat (mais il mange plus mal – on ne peut pas tout avoir), l’industrie agroalimentaire conserve ses marges (les actionnaires applaudissent) et les pays pauvres créent de la richesse pour une poignée de nantis. Les pauvres restent pauvres, la forêt disparaît, les sols s’appauvrissent. Tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes.
En fait non ! Si je suis bien content de continuer à payer ma barquette de lasagne au même prix qu’hier, je me suis étranglé quand j’ai vu que le prix du Dom Pé avait été multiplié par deux. J’vais faire comment pour pouvoir continuer à m’en payer ?
Je ne vois qu’une solution : il faut encore faire baisser le prix des lasagnes.
04 septembre 2008
Fallait pas lui chier dans les pompes !
Deux professionnels des pompes funèbres, soupçonnés d'avoir tué un autre croque-mort, ont été arrêtés ces dernières semaines en Bavière, dans le sud de l'Allemagne, a indiqué un porte-parole du parquet d'Erlangen.
A l'été 2005, Erich W. âgé de 43 ans vend son institut de pompes funèbres et trouve acquéreur auprès de Michael S., 52 ans, un croque-mort d'Erlangen, précise le quotidien Bild.
Une dispute survient au sujet du prix d'achat que l'acquéreur n'est apparemment pas en mesure de payer. L'acheteur organise une rencontre avec le vendeur pour discuter. «Un deuxième suspect vient à ce rendez-vous mais aucun accord n'est trouvé entre les parties et l'acheteur a disparu depuis».
Les enquêteurs soupçonnent que «le vendeur et son complice ont tué l'acheteur et ont fait disparaître le corps». Si les faits sont avérés, ils encourent une peine de prison à perpétuité.
Selon Bild, les deux croque-morts ont placé le cadavre dans un cercueil et l'ont transporté dans un corbillard au crématorium privé de Fürstenzell pour le brûler en présentant la copie d'un certificat de décès d'une autre personne.
Le vendeur, droit dans ses pompes, aurait déclaré aux enquêteurs « on ne va en faire un monument pour ce type disparu, c’est surtout ma vente qui est partie en fumée », son complice, pince-sans-rire, aurait ajouté « qu’il se soit fait descendre me laisse de marbre ».
21 août 2008
News of the world
Pendant que les chinois continuent à rafler des médailles, la blogosphère reste désespérement vide et le monde continue de tourner… à l’envers. Et moi, je n’ai pas envie de me fouler (je sais, c'est moche).
Du coup, je vous fais une petite compile des infos importantes de la semaine. Ne me remerciez pas, ça vous évite d'acheter le journal.
A Atlantic Beach, en Floride, Amanda Trott a été arrêtée pour violences conjugales après avoir jeté une barquette de lasagnes à son mari durant une dispute.
Alertés par des voisins du couple, les officiers de police ont trouvé le mari blessé à la tête par le projectile que sa femme venait de lui lancer.
Accusée de coups et blessures, Mme Trott a été placée en détention.
Bien fait ! Jamais plus de la vie tu ne jetteras une barquette de lasagnes ! Ton mari ? Je m’en moque. Tu aurais même pu le tuer si cœur t’en disait. Mais pas à coup de lasagnes, merde !
***
Quand on ne sait pas quoi faire de ses dix doigts en Suède, on écrit des SMS…
Une Suédoise de 17 ans a été sacrée championne de Suède de SMS, après avoir été la plus rapide à écrire sur son téléphone portable le texte donné par les organisateurs de la compétition, a rapporté le quotidien Dagens Nyheter. My Svensson a mis 61 secondes pour rédiger le texte en suédois de 141 caractères, composé de phrases courtes et d'une riche ponctuation.
My, qui a devancé l'autre finaliste de sept secondes, n'a cependant pas battu son record personnel de 50 secondes, réalisé lors de la demi-finale.
***
JO : les athlètes français toujours vaillants.
Interrogé sur son envie de poursuive sa carrière après sa cinquième participation olympique, le pistolier Franck Dumoulin justifia ainsi son désir de continuer: "Quand je me lève le matin, je dis toujours à ma femme que j'ai encore envie de tirer."
Il mériterait la médaille spéciale du jury.
30 juillet 2008
La mariée était en pin
Un homme de 68 ans, a épousé dans une mairie du Tarn son ex-compagne, décédée à 52 ans en 2004, lors d'un mariage posthume, une procédure rarissime autorisée par la loi française*.
Les époux s'étaient rencontrés au milieu des années 80 et attendaient la retraite pour se marier. Leur projet n'a pu se réaliser en raison de la maladie et du décès rapide de la prétendante, deux mois avant la date fixée pour la noce.
Le geste est beau.
Mais il interpelle.
D’abord les cotés pratiques. Faut-il procéder à une excavation ? La mariée doit-elle porter un cercueil blanc ? Son père doit-il l’emmener seul devant Monsieur le maire ou peut-il être aidé par les messieurs des pompes funèbres ?
Ensuite, la cérémonie. Monsieur le maire doit lire des articles du code civil qui peuvent paraître déplacés dans pareil cas.
« Les époux se doivent mutuellement respect, fidélité, secours, assistance ». Pour le respect et la fidélité, à moins de fauter avec le monsieur du caveau voisin, l’époux peut avoir l’esprit tranquille. Pour le reste, il ne vaut mieux pas qu’il compte trop sur elle. (Réflexion personnelle : si je veux me mettre à l’échangisme à titre posthume, dois-je demander à être enterré dans une fosse commune ?)
« Les époux assurent ensemble la direction morale et matérielle de la famille. Ils pourvoient à l'éducation des enfants et préparent leur avenir ». A moins d’élever des asticots, c’est hors sujet.
« La résidence de la famille est au lieu qu'ils choisissent d'un commun accord ». Si au vin d’honneur, le mari dit qu’il va chercher une bière, vous saurez que c’est au domicile de la mariée qu’il compte déménager.
Enfin, la conclusion : « Pour le meilleur et pour le pire (c’est déjà fait), je vous déclare unis par les liens sacrés du mariage. Vous pouvez embrasser la mariée (enfin, juste le couvercle) ».
Mais les questions continuent d’affluer. Doit-on livrer les fleurs directement au cimetière ? Une couronne, ça ne fait pas un peu deuil pour un mariage ? Quel cadeau offrir ? Un voyage avec aller simple ? Y aura-t-il un vin d’honneur ? Doit-on décorer la voiture des mariés ? Doit-on asseoir la mariée à la place du mort ? Qui lancera le bouquet ? Qui coupera le gâteau ? Avec qui le père de la mariée ouvrira-t-il le bal ? Qui voudra de la jarretière ?
Financièrement, le mariage posthume n’ouvre pas droit à succession. On hérite donc uniquement… d’une belle-famille. Super ! Ça valait le coup !
Pour terminer, comment expliquer aux policiers que vous n’êtes pas nécrophile, mais qu’il s’agit de votre nuit de noce ?
* Il est possible d’épouser une personne en cas de péril imminent de mort. Ce que l’on appelle la procédure de mariage « in extremis ». Pourquoi ne pas l’avoir utilisée dans le cas présent ?
* L’histoire de cette exception française (parce que sur ce blog, on peut déconner ET se cultiver pour le même prix) : lors de la rupture du barrage de Malpasset en 1959 à proximité de Fréjus, plus de 420 personnes avaient péri. Parmi elles, se trouvait un futur époux. L’opinion publique s’était alors émue de la douleur d’une jeune fille enceinte qui devait se marier 15 jours plus tard. Devant cette situation dramatique, il avait semblé que les circonstances justifiaient que soit accordée une dispense exceptionnelle à la fiancée pour célébrer un mariage post mortem (Lors des deux derniers conflits mondiaux, la question de jeunes femmes enceintes de soldats morts au front avait déjà été posée et réglée par des lois de circonstances permettant la légitimation de ces enfants).
Après cette catastrophe, le droit du mariage a été corrigé afin de tenir compte de ces cas extrêmes.
23 juin 2008
Le cœur sous la main vs cœur de pierre
Aujourd’hui, je ne me suis pas foulé. Je vous colle deux petites news insolites et néanmoins fétichistes que j’ai trouvé sur le net. Vous pourrez toujours les ressortir le jour où quelqu’un vous dira que vous êtes matérialiste.
Un homme admet avoir eu des relations sexuelles avec 1 000 voitures.
Edward Smith, originaire de Washington aux Etats-Unis, a annoncé être amoureux des voitures au point d'avoir des relations sexuelles avec elles.
Il a expliqué dans le cadre d'un reportage sur Channel Five le fétichisme exacerbé qu'il peut éprouver envers les voitures depuis des années.
"Je suis un romantique. J'écris des poèmes sur le thème des voitures, je leur chante des chansons et leur parle comme je pourrais le faire à une petite amie. Je sais ce que ressent mon cœur, et je n'ai pas la volonté de changer ça" a ajouté Edward Smith.
Ainsi, il aurait eu sa première relation sexuelle avec une voiture à l'âge de 15 ans et aujourd'hui, il déclare vivre une histoire d'amour avec Vanilla, une coccinelle de Volkswagen.
Cependant, Edward ne se limite pas aux voitures, et la meilleure relation qu'il a pu avoir était celle avec un hélicoptère d'une série télé des années 80.
"Je ne m'explique pas tout à fait cette passion, mais je sais que je ne fais de mal à personne, et que je ne veux choquer quiconque" a-t-il tenu à déclarer.
C’est étrange. Je ne savais pas que l’expression "larguer une caisse" prendrait tout son sens après la lecture de cette info*.
On enchaîne :
Une fétichiste mariée au mur de Berlin pendant 29 ans !
Une Suédoise ayant des rapports fétichistes avec les objets inanimés avoue avoir été mariée au mur de Berlin pendant 29 ans.
Eija Mauer, une suédoise âgée de 54 ans, a récemment avoué être tombée amoureuse du mur de Berlin à l'âge de 7 ans quand elle l'a vu pour la première fois à la télévision. Dès cet instant, elle a commencé à collectionner les photos du mur, mais s'est également rendue à plusieurs reprises en Allemagne pour rendre visite à l'élu de son cœur.
C'est lors de son 6ème voyage, en 1979, qu'elle a finalement décidé d'épouser le mur: "je le trouve très long et mince, avec des lignes horizontales très sexy. La grande muraille de Chine est également très attrayante, mais elle est trop épaisse, je préfère définitivement mon mari" a avancé Eija.
Lors de la destruction du mur, en 1989, elle fut horrifiée: "ce qu'ils ont fait est abominable. Ils ont mutilé mon mari !".
Depuis, cette habitante de Liden, dans le Nord de la Suède, aurait soulagé sa peine avec une clôture non loin de chez elle.
L’expression "se prendre le mur**" serait donc d’origine suèdoise ?
Maintenant que j’y pense, j’ai déjà du me trouver dos au mur à plusieurs reprises, heureusement pour moi, il devait être hétérosexuel. Ouf ! Je m’en sors bien !
Imaginez l’atmosphère érotique qui se dégage quand on lui fait un enduit. Quand on le maroufle ou qu’on le tapisse (forcément, si vous imaginez Valérie Damidot à coté, ça refroidi vos ardeurs – ne vous excitez pas, il n’y a pas le "h"). Vos prochains travaux seront classés X.
Le mur des lamentations n’est-il capable que d’amours tristes ?
Bref, ces news posent plus de questions qu’ils n’apportent de réponses.
* Oui je sais, c’est très pipi-caca mais ça m’amuse beaucoup. Ne vous plaignez pas, j’aurais pu en faire toute une tripotée (ceci n’est pas un mauvais jeu de mots). Genre : "je connaissais des enculeurs de mouches, maintenant j’en connais un qui le fait avec les coccinelles" ou "j’étais à la bourre m’sieur l’agent"... (vous voyez, j’ai su rester sobre)
** je viens de comprendre ! Quand ma femme dit "Je parle aux murs ou bien ?", c’est sans doute vrai (étant petit, je parlais au Gluon de la moquette, alors pourquoi pas). Vu que la semaine dernière, elle a décollé du papier à la maison, j’ai des doutes. Serait-elle en train de me tromper sous mon propre toit ? Je vais mener l’enquête.
D’autant plus que c’est le mur de notre chambre. S’il fait le malin, c’lui-là, il va se retrouver entre 4 planches (de lambris) manu-militari. Il ne va pas comprendre ce qu’il lui arrive. NaméÔ !
02 juin 2008
Zodiac
Si vous avez un peu suivi l’actu de ce week-end, il y avait deux sujets principaux. L’histoire sordide du jeune homme de l’Atlantide l'Atlantique en pyjama et les remous (sans mauvais jeu de mots) causés par l’annulation d’un mariage par le tribunal de Lille.
Voyez, moi par exemple (au hasard), je suis poisson. Poisson ascendant prophète, car ma mère est vierge. Pour mon mariage, j’ai consulté les astres. Vénus en phase avec Saturne, Uranus dans la maison de la lune, Mercure qui monte et Jupiler bien au frais, m’ont indiqué que ma femme n’était pas obligée d’être vierge pour que nous soyons compatibles. Une chance !
La mariée de Lisle (sans doute d’origine marseillaise)(elle est capillo-tractée celle-là ! Je sais, c’est difficile pour un lundi) n’était pas vierge ! C’te honte !
Ce n’est pas très joli de mentir sur son signe. Ça commence comme ça, et ensuite, on ment sur son âge, sur ses origines et pourquoi pas sur sa virginité !?! Pourquoi pas ?
Ah ? C’est de ça qu’on cause depuis le début ? Autant pour moi.
Bon, pouf pouf. Reprenons.
Nous avons donc tout entendu à propos de cette décision de justice : honte, régression, fatwa, scandale, consternation… Tout le monde est unanime… alors que si on leur avait vendu une voiture avec un compteur trafiqué, ils auraient été les premiers à s’insurger !
Il y a tromperie sur la marchandise, point barre !
("Quand ça sent la clope froide et le Pepito ramolli à la place du plastique neuf, y’a de quoi être déçu." Marcel, mon garagiste)
D’un autre coté, il faut reconnaître la crédulité du mari : existe-t-il encore une vierge de plus de quinze ans à notre époque ? Je ne le pense pas.
Certes, son honneur a été bafoué. Mais pas certain qu’il le retrouve avec une décision de justice passant trois jours à la une des journaux.
Sur ce, méditons ensemble ce vieux proverbe asiatique inventé il y a à peine 2 minutes :
"Un bon mariage, c’est comme un bon massage. Ce n’est pas l’huile essentielle qui fait sa qualité."
29 mai 2008
Austrian Underground

Le 30 avril avait lieu la journée contre les punitions corporelles envers les enfants. J’ai appris à cette occasion que nous étions un des rares pays européens où cette pratique n’était pas interdite (dans le cadre familial).
Comme vous pouvez vous en douter, ce n’est pas le fait que nous soyons les seuls à ne pas avoir légiféré qui m’a surpris, mais le fait que les autres l’aient fait.
Où va-t-on si on ne peut même plus donner une bonne fessée ou une bonne tarte dans la gamelle ? A fortiori, le martinet et les coups de ceinturons sont aussi à proscrire (sauf entre adultes consentants bien entendu). Dans la même logique, les punitions psychologiques semblent aussi devoir être abolies.
Comment faire dès lors pour calmer les gamins récalcitrants, leur faire comprendre que c’est moi qui commande dans cette baraque bordel ?
Reste la bonne vieille méthode de la cave autrichienne…
Edit de dernière minute : on me signale dans l’oreillette que l’élevage en cave est aussi à oublier. Moi qui pensait que ça les ferait bonifier… je suis désemparé. Une idée ?


