23 octobre 2008
L’héritier
Après la naissance de sa fille, il s’était félicité d’avoir pu bénéficier du « choix du roi » comme on dit couramment. Sa femme ayant eu un problème de santé par la suite, le compteur des naissances était resté bloqué. Une paire, c’était largement de quoi satisfaire ses besoins. Et puis, il aurait de quoi s’occuper jusqu’à ce qu’il devienne grand-père.
Grand-père, un mot qui l’avait fait rêver pendant de nombreuse années, lui qui était issu d’une longue génération où le mot famille avait encore un sens, induisait des valeurs, des traditions.
Grand-père, un mot qui l’avait fait souffrir le jour où il avait appris simultanément l’amour de son fils pour celui qu’il prenait encore il y a peu pour un copain d’enfance et la mise en ménage de sa fille avec celle qu’il imaginait pour son fils. L’ironie de l’histoire est qu’elle était tout de même devenue sa bru.
« L’amour contre nature » comme il disait, l’avait privé de son rêve de grande paternité, de ce troisième enfant qu’il s’était imaginé, de la continuité de la ligné jamais interrompue.
Petit à petit, inconsolable, l’alcool, la cigarette et les médicaments devinrent son refuge, la folie, sa nouvelle compagne. Il entendait les on-dit, les ragots, les moqueries, la pression familiale. La honte et le déshonneur l’empêchaient de sortir de chez lui.
Il ne pouvait laisser la situation en l’état…
L’idée avait germé dans un recoin de son esprit. Mais il avait d’abord refusé d’admettre que ce fut son imagination qui puisse en être à l’origine. Car il s’avait que c’était tout aussi « contre nature ». Il connaissait également les risques qu’elle pouvait induire. Mais il avait beau retourner la situation dans tous les sens, il ne voyait pas d’autre solution. Son sang, son nom ne pouvait s’éteindre…
Lorsque sa fille accoucha d’un beau petit garçon, personne ne vint lui annoncer la nouvelle. Pas même son avocat. Mais, de derrière les barreaux, il sut. Il avait tout perdu, mais la famille avait gagné. C’était bien là l’essentiel.
22 septembre 2008
Lundi c’est philosophie
Peut-on être éclectique et fidèle à la fois ?
(vous aussi vous trouvez que le volume de mes billets s’amenuise dramatiquement ? Je n’ose imaginer la taille du prochain…)
15 septembre 2008
Isolement
Ce que j’apprécie quand je suis seul, c’est le calme. Il devient un luxe dont il faut savoir apprécier chaque seconde.
Or, il m’arrive de troubler ces rares silences en parlant tout seul. Et le plus souvent pour ne rien dire. Quel gâchis !
Ceci a profondément le don de m’énerver. Et comme à chaque fois que je m’énerve, le ton monte, les mots dépassent mes pensées, la situation s’envenime et la bagarre éclate.
Les insultes pleuvent, les coups partent tout seul.
J’essaie parfois de m’interposer, de faire cesser les hostilités. Mais après avoir reçu plusieurs coups perdus, j’ai préféré les laisser s’entre-déchirer. Je compte les points.
Le problème, c’est qu’aucun ne veut céder. Ils ont leur fierté. La bagarre s’éternise.
Elle prend généralement fin lorsqu’une tierce personne pointe son nez. En venant mettre son grain de sel, elle réussi à focaliser la hargne contre elle. Elle en sort rarement vainqueur.
Il faut dire qu’à deux contre un, le combat est inégal.
Depuis quelques temps, cette tierce personne vient toujours accompagnée. Ils sont plus costauds, ils n’ont aucun mal à les immobiliser.
La bagarre est vite maîtrisée. Le calme revient au bout de quelques secondes. Je les entends à peine refermer la porte derrière eux.
Je ferme les yeux... le vide s’installe…
Je suis de nouveau seul et je profite du calme…
08 septembre 2008
Récif Corallien
Lorsque le train subit une "mise à quai tardive" (jargon essenncéfien pour dire que votre train n’est présentement pas à quai et qu’il y a de fortes chances pour qu’il y soit bien après l’horaire de départ théorique - ce que le commun des mortels résume généralement par « je vais encore être à la bourre »), la majorité des voyageurs regarde le bout du quai, les yeux pleins d’attente et d’espoir. Ils ont raison, ça fait vivre.
Désabusé que je suis, j’ai appris à regarder d’autres horizons. Jugez Mickey plutôt :
Vous ne voyez rien ? (le petit malin qui a dit "un train" peut sortir) Un zoom s’impose :
Vous voyez mieux la mulote qui attend de voir passer les trains ? Je dis la mulote car elle n’était pas seule, y’avait les modèles miniatures qui suivaient.
Ensuite, elle a décidé de traverser le quai pour descendre sur les voies. Tranquilou la mulote, décontractée du museau :
Mais si ! Sur la gaine noire juste sous le boîtier blanc. (on fait s’qu’on peut. Je ne suis pas journaliste sportif non plus)
Et le papa ? Il est où le papa me direz-vous ? (si si, vous alliez me le demander, je le sens) Peinard, il attendait sur le seuil de la porte. Sauf que la mulote et le sens de l’orientation, ça fait deux. Si vous avez remarqué, elle est partie dans l’autre sens.
Bon, je n’ai pas eu le temps de prendre la photo qui le prouve, mais vous pouvez me croire sur parole. L’histoire se termine en happy end (joyeuse fin <-- traduction pour Lo qui n’est pas douée avec la langue). Maman mulote a fini par rejoindre ses pénates suivie de près par ses petiots.
Pour la suite de cette chronique familiale, vous n’aurez pas d’image. Demain, j’éviterai de m’encombrer avec mon appareil photo, je prendrai plutôt mon lance-flammes.
Edit de la dernière minute :
Si vous aussi, il vous arrive de prendre le train, prenez garde où vous mettez les pieds. Il y a aussi des glaviots roses qui trainent :
29 août 2008
Le dernier tag
Si mes nouvelles lectrices viennent chez moi avec un tag à la place d’une bouteille de Champagne, permettez-moi de vous dire qu’on ne va pas rester amants amis longtemps !
C’est quoi ces manières ? Enfin ! Ça ne se fait pas.
Je passerai sous silence l‘insistance d’une ancienne lectrice (nous ne sommes plus amants depuis longtemps – elle a préféré retourner avec son mari pour ne pas créer d’histoires) qui n’a fait ça que par solidarité féminine (à moins que ce ne soit par vengeance ?).
Un nouveau tag, disais-je, qui sera le dernier avant longtemps. Car les bonnes choses ont une fin et ce que je tolère pendant les vacances n’a plus court durant le reste de l’année (ben ouais, c’est comme ça. Y’a des règles, faut s’y tenir. La déconne ça va bien cinq minutes). Le rédacteur en chef, la ligne éditoriale, la discipline et la rigueur reviendront dès la semaine prochaine. Tenez-le vous pour dit !
Comme à mon habitude, je jure de dire la vérité, toute la vérité, rien que la vérité. Promis, juré (ça ne se voit pas mais j’ai levé la main droite et j’ai craché par terre) :
1/ Un des trucs les plus fous de ma jeunesse : je faisais du vélo sans les mains ! Trop d’la balle ! (mais ce n’est peut être pas le genre d’anecdotes que vous attendiez ?)
Les endroits où j’ai fait l’amour durant mes années de fac. Ça vous plait plus, hein ? (bande de pervers)(en plus, je parie que vous aimeriez savoir lesquels)
2/ Que ferai-je de 75 millions d'euros ? : des grosses liasses.
3/ Ma plus grosse honte : je n’en ai pas souvenance. Désolé.
Ah si ! Sans doute quand la sage-femme m’a apporté un jus d’orange pour me remettre de mes efforts émotions après la naissance de mon fils. Ouais bon ! Y’a pas de quoi rigoler !
4/ Quoi et quand mon dernier gros mot : "Putain merde !" Quand j’ai constaté que le théorème de la tartine beurrée fonctionnait aussi avec le papier Q.
(Trop classe cette réponse ! Comment j’en suis fier ! C’est sur, ce n’est pas sur la blogofille qu’on la verrait...)
5/ Quoi et quand ma dernière colère : quand j’ai balancé ma souris. J’ai réalisé que cette saleté de crotte de nez que je cherchais depuis quinze minutes était collée sur le clic droit.
(Ah ouais ! Celle-ci me plait bien aussi. J’vais la garder)
6/ Quoi et quand ta dernière émotion positive : Quand ma femme a essayé les nouveaux soutifs qu’elle venait de recevoir (j’aime m’intéresser aux achats qu’elle fait. La couleur, la forme, les matières, le contenu…)
7/ Quoi et quand ta dernière bonne résolution : toujours la même depuis le début de l’année. Prendre du recul sur les choses et les gens pour mieux me rendre compte de la situation (familiale, affective, professionnelle, financière…). Ça permet de me rendre compte que je ne suis vraiment pas à plaindre, que je suis même un privilégié.
8/ Quoi et quand ton dernier coup de cœur : ce matin, la jolie brune en face de moi dans le train qui passait sa main dans les cheveux (un vrai motif de divorce !) heu non, cette belle paire de chaussures que j’ai vu en vitrine… mais que je n’ai pas acheté. Son prix aurait aussi été un motif de divorce à lui seul.
28 août 2008
Page de pub
Je ne suis pas fan de bière et je n’ai pas créé ce blog pour faire de la publicité.
Mais quand il est question de partage, je sais revoir mes jugements…
La pub, ici.
A partager avec modération, bien évidemment.
18 août 2008
Sexy tag
Parce qu’en août, comme bon nombre de compatriotes, le bloggeur fait sa transhumance vers les plages ensoleillées (ou pas), il ne peut pas lire/commenter/poster. Du coup, pour ceux qui restent, la motivation est proche de l’encéphalogramme du bulot cuit. Heureusement, nous avons l’arme magique et fabuleuse qui permet de continuer à poster sans se fouler l’index : le tag.
Celui-ci m'a été fourni par une Dame. Puis un Monsieur en a remis une couche. Ils cachent bien leur jeux, ces deux cochons.
Et comme je trouve que pour un blog de mec, ça ne parle pas assez de sexe (c’est vrai ça ! Vous avez remarqué ? D’ordinaire, un mec, c’est sensé parler tout le temps de foot, de bagnole et de sexe. Et là, quasiment rien. Sans compter, qu’on devrait aussi trouver de la vulgarité et des gros mots à chaque phrase. Bordel de bite en bois ! Va falloir y remédier), en voici une petite dose :
Si j'étais un slip... Je serais un kangourou, toujours les mains dans les poches. Je serais un shorty. Noir, avec un peu de dentelle. Et j’épouserais avec plaisir les formes de celle qui me porterait.
Si j'étais un sextoy... Je serais une pieuvre humaine. Une bouche et huit bras, pas un moment de répit. Je serais toujours opérationnel. Et je mettrais du cœur à l’ouvrage car mon job ne serait que plaisir. Mais n’en suis-je pas déjà un ?
Si j'étais un fantasme... Celui qu’elle n’avouerait jamais à son mari, mais qu’elle réaliserait en douce. Je suis un fantasme ! Les femmes ne veulent pas se l’admettre, c’est tout. Vous savez que ce n’est pas bon de refouler ses fantasmes ?
Si je devais faire l'amour avec un animal... Une pensée pour Kiki le hamster. On t’aimait bien Kiki (un peu trop sans doute). Très peu pour moi, merci. Même après une longue disette sur une île déserte. Autant se taper une noix de coco.
Si je devais te dire quelque chose à l'oreille pendant qu'on fait l'amour...« Tu me feras penser demain qu’il faut que je nettoie la voiture. Elle est vraiment trop crade, on ne peut pas partir en week-end avec un tas de boue pareil ! »
(pas assez romantique)
« C’est pas ta fille qu’on entend pleurer, là ? »
(pas assez intime)
Sinon, je te dirais les mots bleus les mots qu’on dit avec les yeux qui décuplent ton plaisir et qui te donnent encore plus envie. Mais pour pouvoir te les dire, il faut que je te connaisse un peu mieux. Ils sont spécifiques à chaque femme…
Si j'étais Clara Morgane avec mon cerveau actuel... Je n’arrêterais pas de me tripoter, trop heureux de me taper une bombe. Je passerais mon temps à allumer les mecs, juste histoire de les chauffer. En fait, je ne serais pas plus intelligent que si je gardais son cerveau.
Si j'étais une zone érogène...
Je serais (censuré) parce que j’adorerais qu’on me (censuré).
Bon ok, je vois qu’on ne peut pas tout dire !
Je serais une nuque. Et dès qu’on m’embrasserait, j’enverrais des frissons dans le reste du corps (et un peu de chair de poule aussi).
Ça va ? C’est plus présentable ?
Si j'étais un détail absolument irrésistible... Le petit nœud d’un soutien-gorge niché au milieu d’un décolleté.
Si j'avais une morale sexuelle... Je la ferais taire aussitôt !
Si je me réveillais demain, sans pénis, ni vagin... Je me dirais « Et bordel ! Je fais quoi de mes dix doigts maintenant ?!? »
11 août 2008
Tag on the beach
Tout d’abord, je réclame votre indulgence. Ce questionnaire est issu d’un magazine féminin et il m’a été envoyé par une personne désœuvrée que je n’ai pas eu le courage de décevoir. La pauvre (obligée de passer la majeure partie de ses vacances sous le grain breton. C’est pas humain).
La dernière fois que vous vous êtes mouillé ?
Ce matin dans le RER. Avec une densité de 18 personnes/m², il est très difficile d’en sortir sec.
Cet été, vous faites quoi ?
En fait, j’t’explique. Il aurait fallu dire « Cet été, vous faisiez quoi ? ». Ben oui, mes vacances sont terminées depuis belle lurette. Depuis, je blogue travaille.
Vous êtes plutôt eau, air, terre, feu ou vodka ?
Dire que j’ai toujours cru que Leeloo était le cinquième élément, alors qu’en fait, c’était la vodka ! Quand je pense combien il s’est fait chier le Korben Dallas alors qu’il suffisait de dégotter une bouteille !
Ça vous arrive d’envoyer des SMS dans la mer ?
Des SMS, non. En revanche, le portable de l’abruti d’à côté qui crache du bruit (alors que l’abruti pense qu’il s’agit de musique), OUI !
Vous préférez les grosses palourdes ou les petites morues ?
(C’est quoi c’te question ? C’est dans les magasines féminins ça ?)
D’une manière générale, j’aime à la fois le crustacé et le poisson. Avec une préférence pour les moules et les sardines. Mais je ne dédaigne pas me taper un thon quand l’occasion se présente.
(avec une question pareille, fallait s’y attendre)
Votre kif sur la plage, c’est de mater les garçons de la serviette d’à côté ou d’attendre qu’ils vous matent ? Votre kif sur la plage, c’est de mater les filles de la serviette d’à côté ou d’attendre qu’elles vous matent ?
J’avoue que cet été, les sirènes ont du trouver un nouveau banc de sable. Du coup, j’ai passé plus de temps à surveiller mes crevettes qu’à mater les troupeaux de morses. Sinon, je ne suis jamais le dernier pour mater.
Vous êtes plutôt string et monokini, deux pièces ou une pièce ? (slip, shorty ou caleçon pour les garçons !)
Ma femme aime mes fesses. Et j’ai tendance à vouloir généraliser cette préférence à l’ensemble de la gente féminine. Donc, c’est shorty et uniquement shorty.
Si Cameron Diaz vous demande de waxer sa planche de surf, vous le faites ?
Queudal ! Elle me prend pour son larbin ou quoi ? En revanche, un peu de crème solaire dans le dos…
Et si Kelly Slater vous le demande ?
Kelly qui ? C’est qui celle-là ?
Vos trucs pour être sexy en maillot de bain ?
Premièrement, laisser ma bouée-canard à la maison. Ensuite, faire ressortir ma beauté intérieure pour qu’elle sublime ma beauté physique (hé ho, je dis s’que j’veux ! Laissez-moi rêver).
Le top en amour de vacances ?
Tu parles des amours de vacances de la période où j’étais pas encore maqué, c’est ça ? C’est-à-dire, il y a environ 15 ans ?
Le top, c’était qu’une fois les vacances terminées, t’étais peinard (= sans risquer de tomber à l’improviste sur ton amour de vacances) pour retrouver ta copine de lycée qui t’attendais, inconsolable, depuis 3 semaines.
Vous êtes plutôt beach boy/girl ou sombre héros/héroïne de la mer ?
Ni surfer, ni marin. La plage, c’est plutôt l’endroit où l’on fait une pause d’une heure ou deux entre deux ballades ou visites. Pas du genre à y passer la journée complète.
Vous êtes du genre à bronzer ou à faire des cloques ?
A bronzer.
Votre type de garçon fille en été ? Et en hiver ?
Parce que les goûts changent en fonction de la saison ou du climat ? Je ne savais pas.
Disons qu’en été, mon type c’est ma femme (sous prétexte qu’elle a ses vacances en même temps que moi, elle veut qu’on parte ensemble) et l’hiver… c’est pareil.
Heureusement qu’il me reste le printemps et l’automne…
Votre tube de l’été préféré ?
T'avais les cheveux blonds
Un crocodile sur ton blouson
…
J’vous l’ai déjà fait celle-là non ?
(je ne m’en lasse pas)
George Clooney Scarlett Johansson vous demande de lui mettre de la crème solaire sur le corps, vous commencez par où ?
Je commence par prendre une tarte par ma femme.
Sinon, par les épaules et la nuque. En massant légèrement. Puis je descends jusqu’en bas du dos. Même chose sur la deuxième face en restant scotché aux reliefs.
Sim Cindy Sander vous le demande, vous commencez par où ?
Par les épaules et la nuque. Après j’arrête car le tube est vide.
(en parlant de tube, elle n’était pas censée faire celui de l’été ? On m’aurait menti ?)
Votre look préféré pour l’été ?Baskets, short flottant, t-shirt NYPD avec des auréoles sous les bras, lunettes Top Gun trop grandes pour moi.
Pantacourt sportwear, t-shirt griffé ou chemisette mode, baskets toile ou sandales cuir, lunettes de soleil.
En été, vous êtes bling-bling ?
Décontracté, sobre, avec une touche de luxe. Le bling-bling, c’est vulgaire.
Où amarrez-vous votre yacht ?
Pas de yacht. Pas d’amarre non plus.
La partie de votre corps que vous préférez ?
Aucune idée. Je ne suis pas du genre à complexer ou magnifier telle ou telle partie de mon corps.
Votre plat d’été préféré ?
Pasta alla carbonara !!! Parce que y’a pas de saison pour en manger.
Sinon, dans le sud, j’aime la paëlla, le poisson grillé. En Savoie, j’adore la fondue (je connais un mec à coté de Chambéry qui en fait une qui tue sa race !) Sur l’atlantique, les huitres. Tu veux que je te fasse le tour de France ?
Vous avez des phobies d’été ?
Le temps pourri. Hors de question de passer l’été avec pull et passe-montagne ! Quitte à changer tous les plans à la dernière minute.
Statistiquement, vous faites plus l’amour en été qu’en hiver ?
L’été, c’est chaud. Et l’hiver, ça réchauffe. Je ne fais pas de stats mais je pense qu’il y a un équilibre.
Peut-on être sexy avec des palmes aux pieds et un masque sur le visage ?
Oui, si on va draguer les mérous.
Avez-vous déjà pris un bain de champagne ?
(la presse féminine se surpasse avec ses questions) Tu me prends pour un nabab ? Si c’est pour avoir des bulles dans le bain, t’es au courant qu’il existe des systèmes moins couteux ?
Qu’est-ce-qui vous énerve sur la plage ?
D’une manière générale : le manque de respect (et pas seulement sur la plage) et l’inconscience.
Ceux qui laissent leurs papiers, leurs mégots, leurs canettes dans le sable. Ceux qui écoutent ce qu’ils croient être de la musique le volume à fond. Ceux qui s’installent à 10 cm de ta serviette alors que la plage est quasi-déserte. Ceux qui laissent leurs gamins cramer en plein soleil sans aucune protection. Ceux qui viennent avec leur chien alors que c’est interdit. Ceux qui laissent leurs gamins dériver sur leur bateau gonflable dans s’en soucier. Ceux qui font de la planche en dehors du chenal. Ceux qui t’éclaboussent alors que t’es péniblement en train d’essayer de rentrer dans l’eau. Ceux qui sont mieux gaulé que moi et qui se la pète…
Qu’est-ce-qui vous plait sur la plage ?Les naturistes. La mer, les vagues, le vent, l’odeur, les enfants qui tentent inlassablement de remplir les douves de leur château de sable, les sirènes en monokini… (non, je ne suis pas monomaniaque !)
09 juin 2008
Halte au Catblogging !!!
"Les chats, ils dépensent leur pognon au baby-foot, ils passent leur temps à fumer des pétards et à grimper au plafond. Les chats, c'est vraiment des branleurs." C'était un message du CCC, le Comité Contre les Chats.
Aujourd’hui, je m’élève et je te bouscule contre cette pratique horripilante et déplacée qui consiste à publier des photos de chats vivants sur les blogs. C’est quoi ces manières ? C’est un peu comme mettre les doigts dans son nez à table (en dehors, c’est autorisé), c’est dégoûtant !
Il faut que cette mièvrerie cesse. Un chat reste un chat ! Un chat reste un jouet ! Est-ce qu’on s’extasie devant un bac à sable ? Non ! Et je dirai même plus : NON !
Comment ça le chat n’est pas un jouet* ?
Bien sur que si !
A l’instar des billes ou des cartes, il existe des dizaines de jeux possibles avec un simple chat. Et pas seulement chat-perché ou chat-bite.
Par exemple, le jeu du "chavion". Il peut être classifié en deux catégories : le chat en hauteur et le chat en longueur.
Le chat en hauteur, communément appelé "lâché de chat", se joue sur des surfaces de réception très variées, chacune donnant un piquant au jeu : gazon, terre battue, synthétique, mais aussi, décharge publique, chenil, eau, kérosène, etc. Le gagnant est celui dont le chat a chuté de plus haut sans crever. Vous avez trois essais. De plus, en cas de décès avant la fin des essais, un chat de remplacement (appelé aussi mulet) est autorisé.
Le chat en longueur consiste à faire parcourir à la bestiole le plus de distance possible en vol plané. Là encore, plusieurs surfaces de réception possibles. Le lanceur fait généralement plusieurs tours sur lui-même en tenant le chat (la prise est libre : par la tête, les pattes, la queue…) avant de le lâcher dans une ouverture d'angle d’environ 45 degrés.
Dans les deux variante, il est possible d’attribuer une note de style au lanceur (un peu comme en patinage artistique ou en plongeon acrobatique)
Un autre jeu consiste à faire aboyer l'un de ces charmants félidés.
Point besoin de talent de dresseur, rassurez-vous. Prenez-en un au hasard, trempez-le dans l'essence. Ensuite, craquez une allumette et WOUF, le chat**.
Le nombre de jeux possibles n’a de limite que l’imagination de vos enfants ou de vous même. Les beaux jours approchants, décollez les (yuku ?) de la télé et laisser les jouer au chat.
La prochaine fois, je vous expliquerai pourquoi il est insupportable de voir les photos de vos enfants sur vos blogs.
Nb : je ne sais pas ce qui se passe, je trouve de moins en moins de ces gentils animaux pour venir jouer dans mon jardin. Sinon, mes hortensias se portent à merveille, merci pour eux. (Qu’ai-je donc bien pu leur mettre comme engrais…?)
* comme le dit mon copain Chang : "C’est pas que je ne veux pas jouer, c’est juste que mes parents m’ont appris à ne pas jouer avec la nourriture."
** bien évidemment, les enfants, ce jeu est à pratiquer sous la surveillance d’un adulte. Je ne voudrai pas non plus qu’il arrive un drame.
10 mars 2008
Croquons la pomme
Hier soir. Rien à la télé.
Lumières tamisées.
Un peu d’émotion. Place nette sur la table.
Interdit aux enfants.
Doigts qui hésitent, effleurent.
Effeuillage délicat, impatience.
Puis déhoussage rapide.
Déballé, offert à mes yeux.
Teint frais, finesse, délicatesse, beauté.
Doigts qui se promènent. Ouverture.
Touches caressées. Souffle court.
Frissons sous le capot. Silence.
Lueurs, brillance. Etincelle dans les yeux.
Invitation à aller plus loin.
Images qui défilent.
Je touche.
Je caresse.
Quasi-orgasme.
…
…
Hier, un ami est venu à la maison avec son nouvel Apple MacBook Air.







