Le Blog De Plus

Bienvenu sur Le Blog De Plus, celui qui vous manquait, celui qui peut tout (ou presque) pour vous. Vous y trouverez de l'action, de l'humour, de l'amour, du sexe, de l'argent (enfin tout quoi). En résumé, il ne sert à rien. Mais ça fait un de plus.

20 mars 2008

C’est pour qui le régime ?

65___banane_regimeComme tous les ans, les marronniers refleurissent. En janvier, c’est horoscope et astrologie. Au printemps, on cause régime.

Vous connaissez tous l’Ancien Régime, oui ? Oubliez-le !

Car voici venu le nouveau régime, le mien. Exclusivement à base de féculents.
Vous allez voir, il est simple à mettre en œuvre et peu contraignant.

La base de l’alimentation se compose de pâtes sous toutes ses formes (je ne suis pas sectaire, comme le saint fromage du même nom), de pommes de terre, de riz et de blé précuit. A ceci, vous pouvez ajouter à loisirs de la viande rouge, blanche, poisson ou œufs.

La seule contrainte étant de respecter un maximum de cinq fruits ou légumes par mois. Pour plusieurs raisons : la première étant qu’évidemment, les légumes c’est pas bon. Ensuite qu’ils sont sources de nombres d’allergies, de complications digestives, d’introduction de pesticides dans notre alimentation voire d’OGM. Les fruits, c’est pareil et en plus c’est chiant à éplucher.
Et puis il suffit de quelques astuces pour les substituer. Exemple : mettez de la mûre ou du cassis dans votre champagne, substituez les cacahouètes de l’apéro par des cocktails bananes et papayes séchées, mangez des yaourts aux fruits, des fruits de mer (on me dit dans l’oreillette que ce ne sont pas des vrais fruits, tant pis, mangez-en quand même).
Bien évidemment, les mauvaises langues diront que ça ne remplace pas les vrais fruits.

Tant mieux ! Serais-je tenté de répondre.

Comme vous le savez tous, la réussite d’un régime tient à votre mental. L’essentiel étant d’avoir bonne conscience. Osez quelques fraises Tagada de temps à autres pour améliorer votre moral et éviter les tentations de razzia chez le primeur* du coin.

Je suis ce régime à la lettre depuis maintenant dix ans, et croyez-moi, jamais un légume ne m’a tenté. Preuve qu’avec un peu de volonté, il aisé de se débarrasser de cette accoutumance.

   

   

* à ce propos, Môssieur le primeur, si tu pouvais éviter de céder à tous les caprices de ma femme, je t’en serai reconnaissant. Je comprends parfaitement que tu aies envie de faire fructifier ton portefeuille d’actions chez Brocoli S.A., mais trouve une autre bonne poire, bordel !

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07 janvier 2008

Tête de nouille

48___duelDans les commentaires du précédent billet, Ma’cha m’a posé la très judicieuse question : comment savoir de quel coté se trouve la tête d’un spaghetti ?

Tout d’abord, je la remercie de l’avoir posée. Vous allez voir, c’est très simple.

Prenez les spaghettis à pleine main et tel le chien qui siffle son maître (ou l’inverse, maintenant que j’y pense), sifflez un air d’Ennio Morricone.
Si ce sont de vrais spaghettis, ils vont tout de suite reconnaître (sauf si vous sifflez vraiment faux ou que vous avez choisi la musique de la pub avec le chien qui court) et se tourner vers vous. N’attendez pas ! Plongez-leur la tête dans l’eau bouillante.

Bravo ! Vous venez de gagner le duel.

Voilà ! Le tour est joué.
Simple, non ?

Posté par monsieurplus à 08:26 - Bon appétit bien sûr - Commentaires [27] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

02 janvier 2008

Happy Nouilleur

happynewyearParce que les fêtes sont terminées (soupir), et que mon estomac s’en est mis plein derrière la cravate (blurp ! désolé), voici ma petite recette pour sortir en douceur de l’ambiance festive et qui va faire du bien à vos papilles.

J’ai nommé : les spaghettis aux Saint-Jacques.

Je vais vous passer l’épisode de la récolte des spaghettis et de la chasse aux coquilles (vous avez déjà assez souffert lors de ma dernière recette).

Le mieux, c’est quand même d’avoir des Saint-Jacques fraîches, mais bon, des surgelées feront aussi l’affaire (mais des fraîches, c’est mieux. Je sais, je suis lourd).

Pour les pâtes, c’est facile (enfin j’espère). Vous savez les faire cuire tout de même ?
De l’eau bouillante, du gros sel, un filet d’huile. Jeter cruellement et sans scrupule les spaghettis dans l’eau en plongeant d’abord les têtes (on n’est pas des monstres tout de même !). Réduire la flamme tout en maintenant l’ébullition.
Petite parenthèse : j’en connais qui coupe la plaque et qui laisse cuire à l’étouffé. Si c’est comme ça que vous faites, sortez d’ici. Nous n’avons aucune raison de rester copains. Allez ouste !

Pendant ce temps (si tu es un homme, ça se complique car il va falloir faire deux choses à la fois), coupez vos noix (si tu es un homme, n’oublie pas que la recette est à base de Saint-Jacques) en dés ou en lamelles. Faire fondre une noisette de beurre dans une casserole, ajoutez une petite échalote finement coupée, de l’estragon (ou du basilic) frais ou en poudre. Laissez revenir un chouia (mesure officielle du système pifométrique). Ajoutez ensuite de la crème fraîche et laissez réduire.

Pour vérifier que les carottes pâtes sont cuites, j’ai ami qui a une technique bien à lui : jeter un spaghetti au plafond. S’il retombe aussitôt, attendez encore un peu, ce n’est pas assez cuit. S’il reste collé, c’est trop cuit.
Perso, je goûte. Ça fonctionne aussi très bien (et ça m’évite de refaire les peintures toutes les semaines). Egouttez et ajoutez une noisette… de beurre (je précise pour les hommes qui se demandent combien de noisettes il va leur rester à la fin de cette recette).

Servez les spaghetti en faisant un petit volcan. Placez les noix et arrosez le tout avec la sauce crème-basilic (ou estragon).

Et HAPPY NEW YEAR la blogosphère !!!

Posté par monsieurplus à 08:50 - Bon appétit bien sûr - Commentaires [52] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

10 septembre 2007

Recette typique de chez nous

blason_canardiers_transpAujourd’hui n’est pas un jour comme les autres.
J’ai décidé de me mettre aux fourneaux. (virtuellement,  fopadékoné non plus !)

Je vais donc faire profiter la blogosphère olloveurzeourld d’une recette typiquement rouennaise (pour les nuls en géo, ya Google Map), j’ai nommé :

Le canard au sang.

Bon, je vous l’accorde, présenté comme cela, ce n’est pas forcément très appétissant. Vous préférez que je l’appelle "canard à la presse" ou "canard à la Rouennaise" ? De toute façon, ça revient au même. Petite variante : si vous ne disposez pas de canard dans votre région, il est possible de faire la même recette avec un lapin, un chat, un chien (vaut mieux que 2 kilos de rat), voire un pigeon pour les Parisiens (faute de givres…).

Première étape :

Armez-vous de patience. Enfin, armez-vous tout court. Voucroyékoi ? Que le canard allait vous tomber tout cuit dans le bec ? Que nenni ! Va falloir le mériter !
Rendez-vous à 4h du mat’ quelque part en bord de Seine, vers Duclair par exemple - pour ceux qui n’ont jamais passé le bac, ce sera l’occasion (private joke seinomarine).
Mais attention ! C’est là que ça se complique.
Pour devenir maître Canardier, il faut le mériter.

En effet, pour faire cette recette, il faut que la bestiole garde tout son sang (sinon, ça s’appelle un canard rôti). Vous vous voyiez déjà (en haut de l’affiche – ooups, je m’égare) en train de canarder tous azimuts et de lancer votre fidèle caniche à la recherche du volatile ? Que nenni (bis) !
Il va falloir être subtil. Planquer sans bruit dans les marais. Car cette satanée bestiole se saisie au collet et doit être étouffée à main nue. Pas si facile.
Le plus simple, c’est de se déguiser en canard en rut et de mimer la parade nuptiale tout en caquetant. Ah bon ! Ça vous paraît compliqué ? Sinon, déguisez-vous en roseau et restez immobile jusqu’à l’approche de votre proie. Enfin faites comme vous voulez, au final seul le résultat compte.

Mince, il commence à pleuvoir. Ce n’est rien, juste un petit crachin.
Ça y est ! En voilà un qui approche. N’écoutant que votre courage, vous vous élancez contre vents et marais. Keskecékecebignou ? Votre botte est coincée dans la vase. Vous perdez l’équilibre. Et vlan ! Bingo ! Vous êtes trempé jusqu’à l’os.

Il pleuviote un peu plus. Mais vous en avez vu d’autres.
Point positif, le jour se lève. Par contre, le brouillard a décidé de me compliquer la tâche. Il commence à faire frais avec le pantalon mouillé.

Ça fait 3 heures que vous planquez et toujours rien à l’horizon ? Le coin (coin) n’est pas si terrible que ça tout compte fait. Descendez vers Caudebec, le coin n’est pas mieux, par contre la boulangerie sur la place fait de superbes gâteaux cauchois. Un délice ! Et comme il fait aussi salon de thé, profitez-en pour vous réchauffer un peu.

Bon, il serait peut être temps d’y retourner. 2 heures que vous vous empiffrez de gâteaux.

La météo ne s’arrange pas. Z’avaient pas prévu des éclaircies c’t’aprèm’ ?
Courage ! N’oubliez pas que le canard au sang se mérite.
Cela fait maintenant 3 nouvelles heures que vous déambulez dans les pâturages normands. La campagne est belle et l’idée vous vient de modifier la recette. Une vache au sang, c’est faisable ?

Votre nez commence à couler. Et cette flotte qui n’arrête pas ! C’est certain vous avez choppé la crève. Soudain, un mirage ! Maman canne et ses petits se promènent à deux pas de vous. C’est votre quart d’heure de chance. Si vous loupez la mère, y’aura sans doute moyen de se faire un caneton aux petits pois.
Tel Rahan,  expulsant sa journée de frustration à patauger dans la boue, vous bondissez littéralement sur votre proie. Il y a tout de même un bon dieu dans cette fichue région, mais il est bien planqué au dessus des nuages le saligot.
Vous ne rentrez pas bredouille. C’est bien là l’essentiel.

Deuxième étape :

Vous êtes enfin chez vous. Vous êtes trempé. Vous sentez le marais. Les sangsues vous collent au mollet. Et il est presque 20h.

Ce n’est pas le moment de flancher !

N’oubliez surtout pas d’ouvrir le Gevrey-Chambertin prévu pour accompagner le canard. Ce n’est pas parce que ces fichues bestioles ne sont pas coopératives pour participer à cette satanée recette que la journée doit être gâchée jusqu’au bout, bordel !
Consolez-vous en vous servant un verre. Gardez la tête haute et fière.

Prenez une bonne douche brulante sinon, demain, ce sera la pneumonie assurée.

Oulla ! Vous avez un peu trainé sous l’eau, mais ça fait tellement de bien.

Troisième étape :

Servez-vous un autre verre de Gevrey-Chambertin. Pas mauvais du tout.
Bon, il est 21h. Pas le courage de commencer à cuisiner. Placez délicatement le palmipède dans le congélo. On verra demain si le courage revient.

Faites chauffer de l’eau et une poêle pour faire des carbonara.
Reprenez un verre de Gevrey-Chambertin.
Pour la suite, vous savez faire cuire des pâtes et des lardons, non ?

Nb : Au fait, je vous avais demandé de vous armer. C’est simplement pour vous défendre contre les autres barbares chasseurs. Il se peut qu’ils aient décidé de faire un simple canard rôti, eux.

Posté par monsieurplus à 10:55 - Bon appétit bien sûr - Commentaires [21] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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