29 septembre 2008
L’équation du bonheur
Alors que la semaine dernière, nous avons pu constater que les femmes sont quasiment prêtes à se battre pour mettre la main sur un célibataire potable (alors qu’il existe tant d’hommes mariés disponibles), aujourd’hui, nous allons réviser les maths et les statistiques (on ne grimace pas dans le fond !) appliquées au couple (ah, ça paraît déjà plus intéressant, l’audimat remonte)(vous ne trouvez pas que je parle un peu trop des femmes ces temps-ci ? Doit y avoir un truc dans mon subconscient qui me turlupine. Mais je n’arrive pas à mettre la main dessus).
Bon bref, revenons à nos poussières.
Il paraît que le bonheur conjugal se résume à deux équations* (c’est fiable à 94%) :
Equation de l’épouse : f(t+1) = a + r1*f(t) + imf[m(t)]
Equation du mari : m(t+1)= b + r2*m(t) + imf[f(t)]
(pas besoin d’être un grand mathématicien pour noter qu’il n’y a pas de différence notable)
Elles permettent de déterminer si votre union va durer ou pas. Au premier abord, ça paraît plus compliqué que celles qui vous expliquent les variations du cours du baril de brut.
Je vais vous épargner le pourquoi du comment (c’est expliqué plus bas pour ceux que ça intéresse) - car c’est chiant comme un documentaire sur la migration de la palourde vendéenne - et en venir directement aux résultats de l’étude.
Il a été constaté puis modélisé que la résistance d’un couple est d’autant plus élevée qu’il y a de respect mutuel (remarquez qu’on s’en serait un peu douté). Les conflits ne conduisent donc pas à l’échec du couple, mais la façon de les vivre, oui. Les éviter est pire encore. Ainsi, ceux qui refoulent leur colère ont deux fois plus de chance de se séparer. Une bonne engueulade, ça détend.
Il a aussi été constaté que l’hypnose amoureuse dure de 18 à 36 mois. Pendant ce temps, l’amour l’emporte sur la raison. Ensuite, on prend conscience des défauts de l’autre. Et le taux de séparation devient maximal après quatre ans de vie commune (et non pas sept comme on pourrait le croire).
Chiffres étonnants, seuls 7,6% des français sont certains de vivre ensemble pour toujours et 15% pensent qu’au bout de 10 ans, ils peuvent être fatigués de leur partenaire et envisage de le tromper (sondage Meetic d’avril 2008).
Mais si on ne conçoit le couple que sur l’intensité amoureuse des débuts, la seule solution est de vivre une succession d’histoires ou de céder à l’infidélité (comme environ 50% des hommes et des femmes)(à ce propos, si tu es une femme mariée depuis 10 ans ou plus, merci de me contacter). L’infidélité est donc plus une conséquence qu’une source de crise : les frustrations sont souvent à l’origine d’un besoin de vivre à nouveau la passion des débuts.
Le tableau vous paraît pessimiste ?
Mais il y a aussi des bons cotés (aaaaaaahhhhhhhhhh dit la foule rassurée).
Plus une relation est stable, plus on est heureux (c’est Monsieur Lapalisse qui a fait l’étude ?). Et le mariage apporte plus de joie que la cohabitation, elle-même plus que la relation occasionnelle. Car le fait d’être marié est associé à une plus grande estime de soi, une plus grande satisfaction dans la vie et moins de détresse.
De plus, le risque pour un célibataire de vivre un épisode dépressif est 2 fois plus élevé que pour une personne mariée. Le partenaire intervient comme soutien thérapeutique et le domicile conjugal comme lieu de confort et de réconfort.
De même, les personnes qui vivent en couple sont moins souvent malades et se rétablissent plus vite après une maladie ou une opération si leur relation est harmonieuse et un fumeur a 5 fois plus de chance d’arrêter de fumer si son époux fait de même.
Autres bons cotés : les personnes en couple font plus souvent l’amour que les célibataires et ont une espérance de vie supérieure. Car plus de sexe veut dire moins de maux de tête (diminution de la pression sanguine des vaisseaux du cerveau), moins d’allergies (le sexe est un antihistaminique naturel), moins de maladies (augmentation du taux d’anticorps si vous le faite une à deux fois par semaine), moins de déprime (libération d’endorphine), moins de risque d’attaque cardiaque (diminution du taux de cholestérol, cœur sportif)…
En conclusion, le temps est trop souvent le bouc-émissaire des difficultés du couple alors que la durée n’est pas qu’érosion. Tandis que des facteurs d’usure apparaissent se mettent en place simultanément des facteurs de renforcement du lien. Ce qui explique que la plupart des couples soient à la fois heureux et malheureux, satisfaits et insatisfaits. Routine, prédictibilité, reproches, mauvaise foi d’un coté ; reconnaissance des valeurs personnelles, histoire commune, respect mutuel de l’autre. Mais le simple fait d’introduire de la nouveauté peut raviver la flamme. Il donc faut garder une part de rêve et de passion dans un couple, faire l’amour et communiquer.
Messieurs, attention tout de même. Une étude a aussi montré que les conflits se résolvaient davantage quand la femme pleurait à la fin de la dispute (étude 2006 université du Texas).
Sans doute que dans ce cas de figure, écrasés par la culpabilité vous baissez les armes plus facilement (vous êtes trop bon, cela vous perdra).
Pour les célibataires (qui ne l’ont pas choisi), il a été démontré qu’il ne peut y avoir d’amour pour vous si vous n’en avez pas pour vous-même. Avoir un minimum d’estime de soi et assumer son célibat sont des préalables à la création d’une relation stable. Même si ça peut paraître contradictoire.
Respect, dialogue, humour, histoire commune, il ne nous reste plus qu’à faire l’amour et le couple que nous formons vous et moi aura de beaux jours devant lui**.
* Pour les mettre au point, 700 couples ont été observés, peu après leur mariage, lors d'une conversation de quinze minutes. Ils devaient discuter de questions conjugales conflictuelles telles que l'argent, le sexe ou les enfants. Leur capacité à aborder un problème était évaluée selon une échelle attribuant des points positifs aux "bons signaux", comme l'humour, un ton de voix positif, les sourires et les gestes d'affection, et des points négatifs aux "mauvais signaux", comme le fait de rouler des yeux, de critiquer son partenaire ou se moquer de lui, de se montrer froid et négatif (c’est un système de notation reconnu en psychologie, où le mépris équivaut à - 3 et l'humour à + 2). Les résultats obtenus pour chacun des partenaires ont été mis en équation, puis les chercheurs ont contacté les couples tous les deux ans pour vérifier la santé de leur mariage. D'autres variables ont été prises en compte pendant l'expérience pour déterminer la compatibilité des conjoints, comme l'influence de l'un sur l'humeur de l'autre au cours d'une conversation.
Description des variables (pour ceux qui voudraient se mettre aux stats) :
Equation de l’épouse : f(t+1) = a + r1*f(t) + imf(m(t))
f - femme
m - mari
t - temps
a - constante représentant l’état d’esprit de lorsqu’elle discute avec son mari.
r1*f(t) - facilité avec laquelle son état d’esprit change lorsqu’il discute avec sa femme.
imf - « fonction d’influence », mesure de l’influence que les remarques du mari ont sur sa femme.
m(t) - score du mari pendant leur conversation de quinze minutes.
f(t+1) - réaction de la femme aux propos de son mari.
Equation du mari : m(t+1)= b + r2*m(t) + imf(f(t))
b - constante représentant l’état d’esprit du mari lorsqu’il n’est pas avec sa femme.
r2*f(t) - facilité avec laquelle son état d’esprit change lorsqu’elle discute avec son mari.
imf - « fonction d’influence », mesure de l’influence que les remarques de la femme ont sur son mari.
f(t) - score de la femme pendant leur conversation de quinze minutes.
m(t+1) - réaction du mari aux propos de sa femme.
Plus le résultat est élevé, plus les risques de divorce sont grands.
** il fallait bien que j’ajoute une conclusion personnelle à cette étude un brin sérieuse (mes 10% de lecteurs masculins ne sont bien évidemment par concernés par cette conclusion, désolé)
Découvrez La Grande Sophie!
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deux chansons qui me font penser à deux blogueuses qui viennent parfois commenter ici
26 septembre 2008
Dis-moi qui te lit, je te dirai qui tu es
Quand on rédige un blog, on le fait surtout pour soi… voire même uniquement pour soi. Les commentaires et les échanges qui en découlent sont du bonus.
Mais lorsqu’on se rend compte que son blog devient en quelque sorte une référence, ça fait du bien à l’égo. La preuve :
(Tata Jeanne, il faut que tu cliques sur les images pour mieux voir)
(serait-il possible de recevoir mon poids en Spaghettini n°3 et je vous ferai tout plein de pub ?)
Mais pas seulement dans le domaine culinaire :
Là aussi mon modèle éducatif fait référence. Peut être même que certains textes sont étudiés en classe (ou alors ils servent à faire peur aux enfants).
Plus étonnant :
Et oui ! J’ai la preuve qu’il y a de la culture sur ce blog (la copie d’écran est soigneusement gardée dans un coffre-fort désormais)
En revanche, j’ai comme un doute sur celle-ci :
D’après vous, il m’attendent ou ils se font aussi chier au boulot ?
24 septembre 2008
Quat’z’amis
J’ai des amis qui idéalisent ma vie… et ça m’énerve.
Sous prétexte que j’ai une femme et des enfants, une maison proprette, une vie stable (rhââa, les clichés !!!), ils m’envient (alors que je n’ai même pas de voiture de sport, et pas encore de maîtresse !)
Sous prétexte qu’un s’est fait larguer la veille de la demande en mariage qu’il avait préparé, qu’il est célibataire depuis, qu’il n’arrive pas à se stabiliser.
Mais moi aussi, parfois je rêverais d’être célibataire et peinard ! Moi aussi j’aimerais passer 5 semaines par an à faire des voyages de rêve ! Moi aussi j’aimerais rentrer à pas d’heure quand bon me semble, ne pas avoir de compte à rendre, ne pas avoir de responsabilité. Est-ce que j’idéalise ta vie à la Friends ?
Pas que je sache.
Sous prétexte que la femme d’un autre ne voulait pas d’enfant avant ses 30 ans… puis qu’elle a décidé à 30 ans et 1 jour que « c’est bon, maintenant j’en veux bien un » alors que lui, pendant ce temps avait changé d’avis et n’en voulait plus. Que son mariage s’est retrouvé au bord de la rupture, que son boulot le faisait ch***, qu’il a failli tromper sa femme avec sa collègue (t’aurait du, elle est vraiment bonne), qu’il l’a confié à MA femme…
Hé ho, je sais que ma femme a loupé sa vocation dans le social (elle a une tête à attirer les confidences), je sais aussi que les amis sont là pour aider et remonter le moral, mais inutile de croire que chez nous tout est parfait et lisse. Ma femme aussi a des défauts ! Et puis moi aussi je me fais chier au boulot, et je fais 150 bornes pour ça ! Alors que toi, tu es à 5 km.
Moi aussi j’aimerai travailler en bas de chez moi ! T’ai-je déjà jalousé pour ça ou pour autre chose ?
Pas que je sache.
Et toi, le bon copain, le type sympa, le bon parti, toujours prêt à aider, plutôt beau gosse, qui avait même tapé dans l’œil de ma femme avant que je ne la remette dans le droit chemin avant qu’elle soit définitivement mienne, je dois t’avouer que je me suis retrouvé sur le cul le jour où tu m’as annoncé ton mariage avec cette cul-bénie. Bonne pâte comme tu es, je savais qu’elle allait te changer. Depuis, on te voit plus rarement. Les visites au parloir s’espacent… parce qu’elle te laisse rarement sortir de ta cellule. Ce n’est pas qu’on dédaigne vous rendre visite, c’est juste qu’on a passé l’âge d’aller au catéchisme.
Toi, je te pardonne. Moi aussi, si je devais vivre cloitré, j’envierais les autres. Mais bon, tu l’as un peu choisi aussi !
Toi, qui a réussi en moins d’un an à te fâcher avec les trois premiers - pour des conneries - tu ne peux t’en prendre qu’à toi-même. Je ne sais pas pourquoi, personne ne veux se fâcher avec moi. J’envierai presque ta tranquillité. Sache que c’est lourd d’entretenir de bonnes relations avec tout le monde. Ça oblige à inviter, à être invité… et ça mène à l’alcoolisme mondain. Pas la peine de m’envier pour ça. Naaaaan, j’déconne !
Alors toi, le premier, je connais un bon nombre de filles qui rêveraient de mettre le grappin sur une crème comme toi (si nous n’étions pas tous les deux hétéros, je t’épouserais). Arrête un peu de faire le difficile, le je-ne-veux-plus-m’investir-dans-une-relation, secoue-toi le Flanby, grandi un peu et mets-toi un peu de plomb dans la cervelle. Passé trente ans, les filles ont passé l’âge de faire du baby-sitting, elles veulent parler d’adulte à adulte. Tu mériterais une bonne torgnole, t’es pire qu’un gosse.
Alors toi, le second, maintenant qu’une aide extérieure a permis de renouer le contact dans votre couple, à tel point qu’un héritier est né. Tu es comme nous désormais. Tu n’as plus rien à nous envier.
Hein que tu n’as plus rien à nous envier ?
(il reste encore mon corps d’athlète, je te le concède)
Alors toi, le troisième, tu as toujours été trop gentil, tu n’as jamais su l’ouvrir quand il le fallait, il a toujours fallu te défendre. Tu es passé du statut de jeune cadre dynamique (avec tous ses attributs) à celui de père de famille plus que rangé des bagnoles. Tu t’en rends compte au moins ? Mis à part te botter les fesses, je ne peux pas faire grand chose. Toi seul peut mettre les points sur les i, toi seul peut prendre la ou les décisions qui s’imposent. Je ne fais pas d’ingérence. Ce n’est pas facile, je m’en doute. Et puis tu te plais peut être comme ça…
Alors toi, le dernier, tu ne sais même plus pourquoi tu fais la gueule aux autres. Prends ton téléphone et répare tes âneries. Et tu verras que tout ira pour le mieux dans le meilleur des mondes. Toi aussi tu auras des invitations qui te permettrons de sortir du trou-du-cul-du-monde où tu es allé crécher (même le GPS, il a fallu lui montrer le chemin).
Alors, vous 4, je vous aime bien. Comme on peut aimer des amis. La porte vous est toujours ouverte, l’oreille aussi. Mais s’il vous plait, arrêtez de croire que tout est parfait chez les Mr & Mme Plus ! La seule chose que vous avez le droit de nous envier, c’est notre sens de l’écoute et de la parole. C’est surtout grâce à ça que notre couple vous parait parfait. Car nous communiquons, entre nous et avec les autres.
Ah si !!!
Vous pouvez continuer à m’envier mon blog. Les vôtres sont vraiment à chier !
Et vous, pourriez-vous être mon ami ? C'est ici qu'on teste.
22 septembre 2008
Lundi c’est philosophie
Peut-on être éclectique et fidèle à la fois ?
(vous aussi vous trouvez que le volume de mes billets s’amenuise dramatiquement ? Je n’ose imaginer la taille du prochain…)
18 septembre 2008
Travail ou plaisir ?
Un beau jour ou peut-être une nuit, que je ne savais pas quoi faire de mes dix doigts, je suis tombé sur cet article (<-- celui qui est caché sous ce mot) et pour le bien-être de la moitié de l’humanité, j’ai décidé de commencer une reconversion professionnelle.
Je vous laisse, j’ai un TP et des révisions qui m’attendent…
15 septembre 2008
Isolement
Ce que j’apprécie quand je suis seul, c’est le calme. Il devient un luxe dont il faut savoir apprécier chaque seconde.
Or, il m’arrive de troubler ces rares silences en parlant tout seul. Et le plus souvent pour ne rien dire. Quel gâchis !
Ceci a profondément le don de m’énerver. Et comme à chaque fois que je m’énerve, le ton monte, les mots dépassent mes pensées, la situation s’envenime et la bagarre éclate.
Les insultes pleuvent, les coups partent tout seul.
J’essaie parfois de m’interposer, de faire cesser les hostilités. Mais après avoir reçu plusieurs coups perdus, j’ai préféré les laisser s’entre-déchirer. Je compte les points.
Le problème, c’est qu’aucun ne veut céder. Ils ont leur fierté. La bagarre s’éternise.
Elle prend généralement fin lorsqu’une tierce personne pointe son nez. En venant mettre son grain de sel, elle réussi à focaliser la hargne contre elle. Elle en sort rarement vainqueur.
Il faut dire qu’à deux contre un, le combat est inégal.
Depuis quelques temps, cette tierce personne vient toujours accompagnée. Ils sont plus costauds, ils n’ont aucun mal à les immobiliser.
La bagarre est vite maîtrisée. Le calme revient au bout de quelques secondes. Je les entends à peine refermer la porte derrière eux.
Je ferme les yeux... le vide s’installe…
Je suis de nouveau seul et je profite du calme…
11 septembre 2008
J’ai testé pour vous : numéro 1
Aujourd’hui, inauguration d’une nouvelle rubrique : les tests. Rassurez-vous, je ne vais pas vous parler sèche-linge, crème solaire ou friteuse électrique. En voiture Simone, c’est parti pour le numéro 1 :
Découvrez Téléphone!
J’ai testé pour vous : passer la journée avec une rouquine
Ouais ok. C’est le genre de test qui peut faire peur à pas mal de monde. Mais faut bien que quelqu’un s’y colle si on veut avoir des réponses. No comprendo ? Aten, j’t’essssplique.
Rapport qu’une légende urbaine prétend que la couleur serait fortement liée à une hypertrophie des glandes sudoripares.
Pour ceux qui auraient quitté l’enseignement au CM1, on peut résumer par : les roux ça pue !
J’entends d’ici la LSRRA* s’offusquer. M’en fous (vous pouvez commenter, j’ai du répondant).
J’ai choisi de tester le modèle féminin. Pour la simple raison que, quitte à être incommodé, autant que ce soit en charmante compagnie.
D’abord, quand on n’a pas ses entrées dans la filière irlandaise, permettez-moi de vous dire que l’objet du test ne se trouve pas sous le capot d’un cheval. Heureusement pour moi, la Normandie, terre d’élevage, a su préserver quelques spécimens.
Rapide contrôle pour s’assurer qu’il n’y a pas tromperie sur la marchandise et c’est parti pour une journée de ballade en ville, shopping, resto, petit trot, trot attelé, trot monté, galop, alternance de chaud-froid, utilisage des transports en commun, etc.
Verdict : après un test d’odorimétrie auprès d’un jury capillairement varié et parfaitement objectif (sinon, je leur cassais la figure), il s’avère qu’une rousse ne sent pas plus que vous et moi en fin de journée. A côté d’un parisien surchauffé, stocké en batterie dans un RER, c’est même du bonheur. Je suis ravi d’avoir tordu le cou aux préjugés.
Facilité de mise en œuvre : 2/10 (pas simple de dénicher un spécimen, pas facile de convaincre un jury de volontaires)
Satisfaction du devoir accompli : 9/10
Reconnaissance de la rouquine en question : 9/10
Prochain test : vérifier si le degré de blonditude varie lorsqu’une femme se fait des mèches blondes.
* Ligue de Sauvegarde des Rouquines, Rouquins et Apparentés
08 septembre 2008
Récif Corallien
Lorsque le train subit une "mise à quai tardive" (jargon essenncéfien pour dire que votre train n’est présentement pas à quai et qu’il y a de fortes chances pour qu’il y soit bien après l’horaire de départ théorique - ce que le commun des mortels résume généralement par « je vais encore être à la bourre »), la majorité des voyageurs regarde le bout du quai, les yeux pleins d’attente et d’espoir. Ils ont raison, ça fait vivre.
Désabusé que je suis, j’ai appris à regarder d’autres horizons. Jugez Mickey plutôt :
Vous ne voyez rien ? (le petit malin qui a dit "un train" peut sortir) Un zoom s’impose :
Vous voyez mieux la mulote qui attend de voir passer les trains ? Je dis la mulote car elle n’était pas seule, y’avait les modèles miniatures qui suivaient.
Ensuite, elle a décidé de traverser le quai pour descendre sur les voies. Tranquilou la mulote, décontractée du museau :
Mais si ! Sur la gaine noire juste sous le boîtier blanc. (on fait s’qu’on peut. Je ne suis pas journaliste sportif non plus)
Et le papa ? Il est où le papa me direz-vous ? (si si, vous alliez me le demander, je le sens) Peinard, il attendait sur le seuil de la porte. Sauf que la mulote et le sens de l’orientation, ça fait deux. Si vous avez remarqué, elle est partie dans l’autre sens.
Bon, je n’ai pas eu le temps de prendre la photo qui le prouve, mais vous pouvez me croire sur parole. L’histoire se termine en happy end (joyeuse fin <-- traduction pour Lo qui n’est pas douée avec la langue). Maman mulote a fini par rejoindre ses pénates suivie de près par ses petiots.
Pour la suite de cette chronique familiale, vous n’aurez pas d’image. Demain, j’éviterai de m’encombrer avec mon appareil photo, je prendrai plutôt mon lance-flammes.
Edit de la dernière minute :
Si vous aussi, il vous arrive de prendre le train, prenez garde où vous mettez les pieds. Il y a aussi des glaviots roses qui trainent :
04 septembre 2008
Fallait pas lui chier dans les pompes !
Deux professionnels des pompes funèbres, soupçonnés d'avoir tué un autre croque-mort, ont été arrêtés ces dernières semaines en Bavière, dans le sud de l'Allemagne, a indiqué un porte-parole du parquet d'Erlangen.
A l'été 2005, Erich W. âgé de 43 ans vend son institut de pompes funèbres et trouve acquéreur auprès de Michael S., 52 ans, un croque-mort d'Erlangen, précise le quotidien Bild.
Une dispute survient au sujet du prix d'achat que l'acquéreur n'est apparemment pas en mesure de payer. L'acheteur organise une rencontre avec le vendeur pour discuter. «Un deuxième suspect vient à ce rendez-vous mais aucun accord n'est trouvé entre les parties et l'acheteur a disparu depuis».
Les enquêteurs soupçonnent que «le vendeur et son complice ont tué l'acheteur et ont fait disparaître le corps». Si les faits sont avérés, ils encourent une peine de prison à perpétuité.
Selon Bild, les deux croque-morts ont placé le cadavre dans un cercueil et l'ont transporté dans un corbillard au crématorium privé de Fürstenzell pour le brûler en présentant la copie d'un certificat de décès d'une autre personne.
Le vendeur, droit dans ses pompes, aurait déclaré aux enquêteurs « on ne va en faire un monument pour ce type disparu, c’est surtout ma vente qui est partie en fumée », son complice, pince-sans-rire, aurait ajouté « qu’il se soit fait descendre me laisse de marbre ».
01 septembre 2008
Le coût d’une femme
Découvrez Hooverphonic!
A l’heure où le pouvoir d’achat est en chute libre et occupe une place importante dans les conversations de la cafèt’, tout le monde jette la pierre sur le pétrole, les produits laitiers ou les céréales... Comme d’habitude, le français aime trouver des boucs-émissaires sans prendre la peine de dénoncer les vrais coupables. J’ai nommé : les femmes.
Celui qui pense encore qu’un peu d’amour d’espièglerie et d’eau fraiche suffiront à entretenir la flamme se prépare de beaux jours de célibat. Parce qu’avec une croyance pareille, tu ne tiens pas une demi-heure mon gars ! (un trimestre, si ta copine est encore étudiante)
Alors oui, au début (la première demi-heure, donc) ça ne te coute qu’un verre. Précisons que c’est rarement de l’eau ! Mais passons. Tu as du charme, tu n’es pas désagréable à regarder, tu as de la conversation (enfin, tu écoutes surtout la sienne), bref tu marques des points. Emballé c’est pesé ! Votre histoire démarre sur les chapeaux de roues, vous êtes fais l’un pour l’autre. Elle t’aime toi, et toi seul.
Enfin c’est ce que tu crois.
Parce qu’arrive le moment où sournoisement, elle tente de savoir dans quoi tu travailles, quel poste tu occupes. Bref, elle fait mine de s’intéresser à ta vie, à tes envies, à ton job. Et là, benêt que tu es, tu tombes dans le panneau ! Tu commences à parler, limite à te vanter. Tu fais ton intéressant, tu te pavanes. Mais tu n’as rien compris, tu n’as pas vu venir la manœuvre. Elle mène bien sa barque la gourgandine, elle sait y faire, y’a pas à dire. En deux temps trois mouvements, elle a réussi à estimer tes revenus, tes placements, ton potentiel d’héritage, ton train de vie, les postes de dépenses qui vont pouvoir être réduits, etc… Et toi, couillon que tu es, t’es amoureux, t’es aveugle, t’es coincé mon gars.
Pourquoi tant de haine me diras-tu ? Simplement parce que la femme à un coût. Et elle sait très bien l’évaluer. Tu ne t’en sortiras pas si facilement. Le mal est fait. T’es accro, vous êtes déjà en couple, et l’hémorragie commence…
Alors bien sur, entre deux galipettes il t’arrive de retrouver une once de lucidité. Tu tentes de mettre le holà, de restreindre un peu les dépenses, de reprendre la main.
Dis-toi bien que pour la femme, les parfums, sacs à main, robes, chaussures et bijoux, c’est vital. Tu ne voudrais tout de même pas qu’elle ait l’air d’une souillon lors de sa prochaine sortie avec ses copines ? Peu importe, tu es fier et tu ne reviens pas sur ta décision. Il faut faire des é-co-no-mies. Bravo !
Hélas, ton inconscience fait peur à voir. Tu n’imagines pas à cet instant que tu viens de déclarer la guerre. Pas de panique, ce ne sera pas la guerre qui casse la vaisselle et qui fait du bruit. Non non. Elle sera sournoise, basse, discrète, secrète.
Fier de ta réussite du moment, tu baisses ta garde. Mais le siège va commencer et tu ne verras pas le poison qui va se propager. Jusqu’au jour où, telle Ulysse et son cheval de Troie (ou plutôt Polichinelle et son tiroir), elle t’annonce fièrement qu’elle est enceinte. Toujours aussi couillon, tu t’en réjouis. Limite si t’as pas la larme à l’œil. En vérité, tu fais pitié. C’est pas possible d’être aussi sot !
Armée de son mioche tout neuf, la femme va pouvoir commencer son chantage financier. Enrobé dans ta fierté de nouveau père, tu te la pète et tu ouvres les vannes. Parce que pour ta descendance, tu veux ce qu’il y a de mieux. Ça tombe bien, la femme aussi. D’autant plus qu’elle va pouvoir se servir au passage. L’arme est fatale, elle va transformer ton beau coupé deux portes en monospace, tes sorties romantiques en goûter d’anniversaire avec 12 gamins , tes économies en endettement sur 20 ans. Et si elle t’en fait un deuxième, c’est le coup de grâce. Avec les études à payer, t’es bon pour travailler jusqu’à 70 piges.
Forcément, toi qui viens de lire ce billet, si tu as une femme et des enfants, tu viens de réaliser que tu as perdu la guerre sans savoir qu’elle avait commencé. Tu pleures le temps passé. Tu es prisonnier et pour t’enfoncer dans ton malheur, je te confirme que la convention de Genève ne s’applique pas. Le suicide s’impose donc (je te rappelle à cette occasion qu’il est de bon ton d’éviter les trains aux heures de pointes).
En revanche, toi qui es célibataire, il est encore temps d’éviter ces écueils. Tu as ton destin entre les mains et j’ai la solution. On peut dire que tu as du bol !
Paye-moi un verre à la sortie du boulot. Non seulement on va bien se marrer à la terrasse du bistrot, je n’essaierai pas de savoir combien tu gagnes, je ne squatterai pas ton pieu ce soir, et en plus, je paierai ma tournée.
Et ça, c’est bon pour ton pouvoir d’achat.













